Tragédie à l’Everest


Titre original: Into thin Air
Auteur: Jon Krakauer
Lu en anglais

everest

Synopsis:

« Je t’aime. Dors bien, ma chérie. Je t’en prie, ne te fais pas trop de souci. » Telles furent les dernières paroles que Rob Hall, guide himalayen chevronné, adressa à sa femme depuis le sommet de l’Everest. Il ne devait pas redescendre vivant. Le 10 mai 1996, le Toit du monde fut le théâtre d’unevéritable hécatombe. En route vers le sommet, quatre expéditions furent prises dans une violente tempête. En vingt-quatre heures, huit alpinistes, dont deux guides réputés, trouvèrent la mort. Envoyé spécial du magazine américain Outside, Jon Krakauer fait partie des survivants. Tragédie à l’Everest, son récit de ce drame, est un livre lucide et courageux qui passionnera tous les amoureux de récits d’aventures vécues, amateurs de montagne ou non, comme il a fasciné des millions de lecteurs américains. Un classique du genre.

Mon avis:

C’est en allant voir le film (Everest) au cinéma que j’ai découvert ce drame qui s’est passé 1996 pendant une ascension de l’Everest.
Le film n’est pas exceptionnel et je l’ai trouvé assez embrouillant avec finalement peu de détails sur l’expédition. Mais si le film m’a laissée mitigée, je me suis passionnée pour cette histoire. C’est un peu comme si cette magie qu’il y a autour de cette montagne c’était elle aussi emparée de moi.

Toute chamboulée de ma sortie cinéma, j’en discutais à la pause de midi avec l’un de mes collègues et il m’apprend qu’il existe deux témoignages de cette expédition. Le lendemain il m’amène « Into thin air » de Jon Krakauer, journaliste engagé pour gravir l’Everest et écrire un article au sujet de l’ascension. Jon Krakauer ne se doutait pas en partant pour cette aventure qu’elle aurait un fin si terrible et dévastatrice qui le poursuivra pour le restant de ses jours.

The plain truth is that I knew better but went to Everest anyway. And in doing so I was party to the death of good people, which is something that is apt to remain on my conscience for a very long time.

J’ai délaissé ma lecture en cours pour me plonger aussitôt dans ce récit. J’ai fini le livre en moins de deux jours et il m’a laissé dans un drôle d’état. Dans la version que j’ai lue, au milieu du livre se trouve des photos prises pendant l’expédition. De voir toutes ces personnes souriantes et pleine de vie quelques jours avant le drame m’a énormément touchée et attristée. Mais j’ai apprécié pouvoir poser des têtes sur des noms et leur rendre homage de cette manière.

J’ai trouvée l’écriture de l’auteur magnifique, très riche et précise. Ce livre est le récit du désastre qui s’est produit en mai 1996 mais il contient aussi énormément de détails techniques sur les expéditions en haute montagne et les risques qui viennent avec. Jon Krakauer passe aussi plusieurs chapitres à nous relater l’histoire et la culture de Mont Everest. J’ai trouvé important d’avoir tous ces éléments qui viennent encadrer l’histoire et poser les bases pour une bonne compréhension et une totale immersion dans le monde dangereux de la haute montagne, et de cette montagne en particulier.

Ce livre est une bonne réflexion sur les limites de l’être humain, sur ce besoin de toujours vouloir faire plus. Besoin sain, et qui fait avancer l’humanité mais où se trouve la limite entre ce qui est sain et ce qui est folie? Il a été prouvé qu’en dessus d’une certaine altitude l’être humain ne peut pas vivre. Alors la solution c’est de prendre des bouteilles d’oxygène et de continuer? Et que se passe-t-il quand les bouteilles sont vides?

I’d always know that climbing mountains was a high-risk pursuit. I accepted that danger was an essential component of the game–without it, climbing would be little different from a hundred other trifling diversions. It was titillating to brush up against the enigma of mortality, to steal a glimpse across its forbidden frontier. Climbing was a magnificent activity, I firmly believed, not in spite of the inherent perils, but precisely because of them.

Une autre bonne réflexion de ce livre est le sujet de la commercialisation. Il ne fallait pas être un sportif de haute montagne réputé pour faire partie de ces expéditions, il fallait juste de l’argent, beaucoup d’argent ($65,000).  On va donc autoriser à des personnes non expérimentées à gravir le plus haut sommet du monde et l’un des plus dangereux? Et simplement par ce que cela rapporte de l’argent? On se rend compte en lisant entre les lignes que le sujet de l’argent peut aussi être l’une des raisons qui a poussé les guides à continuer l’ascension et à ne pas retourner plus tôt. Cette commercialisation de l’Everest est si importante en 1996 que de multiples organisations se retrouvent en même temps à vouloir gravir la montagne. Cela provoque des gènes et de l’attente aux endroit les plus étroits de l’ascension. Attente qui a été décisive au moment du drame où de nombreuses personnes n’avaient plus assez d’oxygène pour redescendre ou alors tout simplement plus assez de temps avant l’arrivée de la tempête. Et il ne faut pas oublier non plus nombre de déchets créés par toutes ces personnes, le livre décrit par exemple l’état déplorable d’un des sites avant de rejoindre le camp de base de l’Everest.

Je serai très intéressée de lire la version écrite par le guide russe Boukreev (The climb:tragic ambitions on Everest).  Jon Krakauer met beaucoup de fautes sur les épaules du guide russe et j’aimerai bien lire la « défense » de celui-ci. En effet, et Krakauer le dit bien au début, à si haute altitude le cerveau ne fonctionne pas de manière normale et il est du coup très compliqué de se rappeler les événements de manière précise. Donc je pense qu’il serait intéressant de lire un autre point de vue sur cette terrible histoire.

C’est un livre fort et bouleversant qui rappelle que la nature peut être cruelle et sans pitié. Et même si je ne comprends pas cet attrait de la haute montagne et comment on peut risquer sa vie pour celle-ci, je me suis énormément attachée à certain caractères comme par example Rob Hall, le guide. Ce qui m’a aussi beaucoup chamboulée c’est de voir l’engrenage de toutes les petites choses, des détails pris séparément qui ont mené au plus grand désastre que l’Everest n’est connu jusqu’à present.

 

 

Publicités

Une réflexion sur “Tragédie à l’Everest

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s