La petite chartreuse

Auteur: Pierre Péju
Edition: Folio
Pages: 198
Genre: Contemporain

J’ai lu ce livre à l’occasion du Cold Winter Challenge. La couverture m’a intriguée et j’avais entendu que l’écriture de Pierre Péju était très belle et poétique. Il ne m’en fallait pas plus pour me plonger dans ce petit livre à la couverture si intrigante.

lapetitechartreuse

Synopsis:
Sous une pluie froide de novembre, la camionnette du libraire Etienne Vollard heurte de plein fouet une petite fille en anorak rouge qui, affolée, courait droit devant elle après avoir vainement attendu sa mère, jeune femme fuyante et transparente. Désormais, cet homme va devoir vivre avec les conséquences de l’accident. Affublé d’une paternité d’emprunt, Vollard, jusque-là introverti et solitaire, commence à réciter à l’enfant plongée dans le coma des textes littéraires contenus dans sa mémoire fabuleuse. Lorsque l’enfant s’éveille, elle a perdu l’usage de la parole. Alors, fuyant ses insomnies et ses angoisses anciennes, le libraire emmène Eva marcher dans les paysages de la Grande Chartreuse, lieu sauvage et splendide où vivent des moines qui ont fait vœu de silence. Un gros homme, encombré de lui-même, une mère bien trop jeune, et une fillette précocement fracassée par la vie forment un étrange trio : le triangle des solitudes. Le narrateur de cette histoire, témoin de l’enfance et de la jeunesse de Vollard, exprime sa fascination pour ce libraire inoubliable. Mais ce roman-conte est aussi un hymne inoubliable à la littérature, une méditation sur le fragile pouvoir des livres

Mon avis:
J’ai été surprise pas ce livre. En lisant le résumé, je m’attendais à avoir l’histoire centrée sur la relation entre Vollard et la petite fille mais finalement je dirais que le livre est plutôt centrée sur la solitude des différents protagonistes. Je ne sais toujours pas si j’ai aimé ce livre ou non. La poésie qui s’en dégage et la beauté de l’écriture de Péju m’ont totalement conquise mais l’histoire un peu moins. Je vous laisse avec un extrait du livre qui décrit la librairie de Vollard.

« Le Verbe Être » était une vieille librairie. Boutique obscure, non en raison du manque de lumière mais du nombre de coins et recoins. Boutique profonde, parquets sombres, usés, et quelques alvéoles plus secrètes. Partout, les livres allongés sur les tables, ou bien debout, milliers de guetteurs silencieux sur les rayonnages de bois.
Lutte quotidienne de l’écriture et de la poussière. Au « Verbe Être », des cartons débordants, des piles de bouquins menaçant de s’écrouler. Anarchie souveraine. Grandiose anarchie. Un mélange des genres et des titres. Une alchimie joyeuse. Et c’est dans ce repaire que, pour quelques billets, l’on pouvait venir, chaque jour, se procurer de la littérature, grande ou populaire, secrète ou classique.
Un lieu que certains jeunes gens de l’avenir ne pourront pas même imaginer parce qu’il n’en existera plus de semblables, qu’on aura perdu ce mélange de l’ordre le plus minutieux et du foutoir, ce mélange d’affection pour les livres et d’entassement sauvage.

Alors la plume est indéniablement splendide, j’ai d’ailleurs relu à voix haute certains passages pendant ma lecture pour en apprécier le son et les mots. Mais il y a eu des chapitres entiers qui m’ont moins plus. J’avais envie de voir cette relation entre cet homme et cet enfant évoluer et on est souvent stoppé par des chapitres entiers qui se concentrent sur Vollard ou sur la mère de la fillette.  Je me sentais  d’ailleurs très mal à l’aise avec le personnage de la maman; cette maman qui fuit, qui a toujours besoin de partir et qui est beaucoup trop jeune pour élever sa fille.
Il y a aussi le narrateur de l’histoire qui apparait au milieu du récit et  se met à nous raconter la fascination qu’il a développé pour Vollard depuis son enfance. On en apprend un peu plus sur l’enfance du libraire certes, mais je n’ai pas très bien compris cet arrêt dans le récit. D’autant plus que ce personnage disparait aussi vite qu’il est arrivé et que l’on en entendra plus parler. Sur un livre de 200 pages à peine cela m’a un peu surpris.

L’histoire est dure et cruelle. Je ne pense pas que j’aurai aimé une fin différente mais cette lecture m’aura laissée perplexe. Si vous avez vous aussi lu ce livre, je serai curieuse de connaitre votre avis.

Tout peut avoir lieu, donc le pire. Car il rôde lui aussi dans la meute des possibles. La hyène du pire trottine au hasard dans la banalité.

J’ai lu ce livre à l’occasion du Cold Winter Challenge, du Challenge un mois=une consigne et du Challenge new PAL 2016.

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2 réflexions sur “La petite chartreuse

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